Bois de structure atteint de pathologies multiples.
Termites (réticulitermes santonesis), vrillettes (anobium puncatum), capricornes (hylotrupes bajulus) et champignons de pourritures
Les pathologies du bâtiment
On peut classer en trois groupes distinctes les agents de pathologies biologiques (insectes à larves xylophages) touchant les structures bois d’un bâtiment.
Celles causées par les autres insectes xylophages, (vrillettes, lyctus, capricornes, charançons, espérophanes, abeille charpentières, pour les plus courants) à l’exception des termites.
Les attaques provoquées par les termites.
Les dégradations issues des champignons de pourritures (désordres fongiques).
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DUC Expertises - Laboratoire d’Expertises des dégâts biologiques du bois dans la construction.
Dans tous les cas, un facteur commun est indispensable au développement et à la multiplication de ces agents de dégradations : l’EAU.
L’eau peut être présente par infiltration sous couverture, fissuration de façade, mauvaise étanchéité de canalisations, étanchéité d’ouvrants, et, bien entendu, par remontée capillaire au niveau des fondations.
Dans des zones dites à risques en ce qui concerne les termites, les infiltrations par remontées capillaires représentent les cas d’infestations les plus fréquemments rencontrés dans la construction.
Dans les zones à risques, une attention toute particulière et permanente doit donc être accordée aux bois situés à proximité des sols (plinthes, planchers, solives, huisseries, etc...)
La particularité des termites vis à vis des autres insectes à larves xylophages.
De tous les insectes xylophages, les termites ont un mode de vie et de dégradation du bois très différents.
Ce sont des insectes dits “sociaux”, c’est à dire qu’ils vivent en colonie un peu à la façon des fourmis. Une liaison entre les bois attaqués et la colonie, la plupart du temps située dans le sol, est indispensable à l’organisation et donc à la vie de l’ensemble des individus. Inversement, une larve de capricorne ou de vrillette consomme le bois individuellement souvent sans rencontrer un congènère durant toute la durée de son développement dans le bois. Au fur et à mesure de sa progression, cette derniere produit des déchets, cette fine sciure (vermoulure) visibles la plupart du temps en surface des bois attaqués.
L’aspect des dégâts.
Du fait de leur mode de vie, les termites consomment le bois en créant des galeries de passages entre la nourriture (le bois) et la colonie mère, indispensable pour l’apport en eau. Cette particularité par rapports aux autres insectes offre au bois consommé un aspect feuilleté généralement orientées dans le sens des fibres (réseaux de circulations), vide de vermoulures (tout le bois est consommé), et dont la surface visible du bois reste toujours intact. Le termite est un insecte fragile, il fuit la lumière et se préserve de l’humidité. Ces conditions de vie particulièrement discrètes constituent justement la grande difficulté de détection dans une habitation.
La présence de vermoulure ne constitue pas la preuve absolue que les termites sont étrangers aux désordres.
Bien souvent, les bois sont atteints de plusieurs pathologies distinctes. Seule une analyse en microscopie permet de déterminer, par observation des traces ainsi que des vermoulures, chaque espèce d’insectes responsable des dégâts, et écarter peut-être la présence de termites.
Laboratoire d’Expertises des dégâts biologiques du bois dans la construction.
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